Liste des produits du fournisseur La rizière de Marseillette

L'Histoire de "La rizière de l'étang de Marseillette"

 

Viticulteur par vocation et par tradition familiale, Laurent Malis représente la 4e génération d'une famille d'agriculteurs installée sur le domaine Saint Gabriel depuis 1925. Parallèlement, être riziculteur s'est imposé à lui naturellement, car le riz a souvent été une alternative à la vigne afin de faire face aux diverses crises économiques liées au marché du vin.

Dès 1952, le grand-père de Laurent se lance dans la culture du riz sur environ 20 ha, pendant une petite décennie, mais les variétés ne résistant pas toujours aux aléas climatiques, la main d'œuvre étant devenue trop chère (le repiquage du riz se faisait à la main) il abandonne cette production. C'est en 1986, au cœur d'une nouvelle importante crise viticole, que le père de Laurent tente un nouvel essai de riz rond, entraînant dans son sillage d'autres producteurs. L'essai se révèle prometteur, mais la chute brutale des cours 10 ans plus tard décourage les meilleures volontés.

Ayant repris l'exploitation entre temps, Laurent décide alors de commercialiser lui-même sa production. En créant sa propre marque "La rizière de l'étang de Marseillette ®", en 2003, il maîtrise désormais toute la chaîne, des semailles jusqu'au sachet étiqueté, -la fameuse traçabilité- et propose une gamme complète de ses différents riz " de terroir ". Il reste le seul riziculteur dans l'Étang de Marseillette.

La culture du riz

 

De la Graine au Grain

Après avoir été nivelée, et cultivée en fin d'hiver, la rizière est mise en eau à partir d'avril. Semé début mai et récolté début octobre, le riz se donne 5 mois pour arriver à maturité dans nos régions tempérées.

Sa première exigence sera de rester constamment les pieds dans l'eau, avec un niveau précis à surveiller tous les jours.  " Fils de l'eau et de la lumière " le riz demande aussi de la chaleur, car il va devoir en quelques semaines passer d'un stade frêle au stade aux multiples tiges, c'est le " tallage ". Et c'est au mois d'août pendant la floraison, qu'a lieu l'autopollinisation où des millions de fleurs se transforment alors en grains.

Peu à peu, les rizières vont passer du vert intense au vert-jaune et les épis, bien campés sur leur tige irriguée, vont ployer leurs cimes sous le poids grandissant des graines.Quinze jours avant la moisson l'eau est retirée, laissant le riz dans un terrain boueux en vue de la récolte. Car pour la moisson, point de faucille ni de petites mains, mais une moissonneuse-batteuse chaussée de chenilles spécifiques qui vont lui permettre d'avancer dans la boue. Une fois récolté, le riz sera mis à sécher dans des silos avant de subir un décorticage et un meulage (ou un étuvage).

Un Chapelet de Grains

Ce qu’ils ont en commun : Qu'ils soient longs, complets, rouges, blancs, ronds, parfumés, etc…

Tous débutent par ce stade : LE RIZ PADDY est le grain brut de récolte, muni de son enveloppe, ou balle : il n'est pas consommable en l'état. LE RIZ CARGO est le même grain dont la balle seule a été éliminée,et auquel il reste le péricarpe (son) : c'est ainsi qu'il voyageait autrefois d'un continent à l'autre. C'est aussi le riz complet.

Ce qui les distingue : Le riz rond et le riz long sont issus de variétés bien distinctes, chacune ayant sa particularité que l'on peut schématiser ainsi :

- LE ROND, par son onctuosité naturelle est destiné aux soupes, aux sushis, aux risottos et aux desserts. Le rond existe en rouge mais le plus courant est proposé " blanc " c'est-à-dire poli. - LE LONG, plus ferme que le rond, s'utilise pour tous les plats où les grains doivent rester détachés. Le long peut être blanc, étuvé, complet, rouge ou encore parfumé.

L'étang de Marseillette

C'est à l'ère quaternaire (2 MA) que la mer se retire, laissant derrière elle un étang de 2000 ha d'eau salée.

En 1808, une irlandaise visionnaire (Mme Lawless) réussit l'assèchement de l'étang dans le but d'y développer l'agriculture. Mais les terres restant salées, toute culture fut vouée à l'échec. Il fallait assainir et " laver " abondamment cette terre.

En 1850 un tunnel fut donc creusé sur 2,2 km, reliant le fleuve d'Aude à l'étang, ouvrage audacieux passant sous le canal du Midi près de Marseillette.  Partant de cette arrivée d'eau, tout un réseau de canaux achemine l'eau douce dans chaque parcelle par gravité, permettant à la fois d'irriguer par immersion et de réduire la teneur en sel dans le sol. Ceci n'est réalisable que grâce aux nombreux drainages mis en place avant chaque plantation et à l’importance du réseau de canaux d’évacuation des eaux.

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